La mort douloureuse sur France 2
Hier soir, toute la famille somnolait devant les infos sur France 2. Puis, tout d'un coup, je me suis réveillée, tirée de mon sommeil par des images d'une violence extrême. Ce n'était plus les infos à la télé, mais un de ces téléfilms sans mérite. La scène qui remplissait l'écran se passait dans une cuisine. Il y avait des enfants, une femme, et un homard vivant. Au fait, peut-être ce n'était pas un homard, mais une langouste, peu importe. L'important, c'est que c'était un animal très sensible, et vivant. On savait qu'il était vivant, car il bougeait. C'est sûr qu'il était terrifié, et voulait se sauver d'une mort atroce, mais c'était trop tard. La femme a pris un gros couteau dans sa main droite, et avec l'autre main elle a attrapé l'animal. Puis, elle a plongé la lame du couteau dans le dos de sa victime, le coupant lentement en deux tout le long de son corps. La caméra n'est pas restée sur son agonie, mais elle est passée sur le destin d'un poisson déjà mort.
Je ne connais pas le nom de ce téléfilm, car la deux-pattes n'achète pas souvent les programmes-télé. Les autres chats se sont révéillés en même temps que moi, et tout le monde avait la même réaction de dégoût. On a décidé de regarder le film un peu, pour essayer de comprendre la logique de cette scène de violence gratuite. Ce qu'on a appris était assez troublant. Il s'agissait d'un homme qui n'était pas français mais qui voulait paraître français y compris dans tous les détails de sa vie. Donc, couper un animal vivant en deux dans une cuisine, c'était pour montrer comment lui et sa famille savaient faire de la cuisine française. Personnellement, je suis contente que notre deux-pattes, qui n'est pas française non plus, n'essaie pas de faire cette sorte de cuisine. Elle pense que le gâteau au yaourt de soja est le summum de l'art culinaire français; c'est mieux comme ça.
Aïda
Je ne connais pas le nom de ce téléfilm, car la deux-pattes n'achète pas souvent les programmes-télé. Les autres chats se sont révéillés en même temps que moi, et tout le monde avait la même réaction de dégoût. On a décidé de regarder le film un peu, pour essayer de comprendre la logique de cette scène de violence gratuite. Ce qu'on a appris était assez troublant. Il s'agissait d'un homme qui n'était pas français mais qui voulait paraître français y compris dans tous les détails de sa vie. Donc, couper un animal vivant en deux dans une cuisine, c'était pour montrer comment lui et sa famille savaient faire de la cuisine française. Personnellement, je suis contente que notre deux-pattes, qui n'est pas française non plus, n'essaie pas de faire cette sorte de cuisine. Elle pense que le gâteau au yaourt de soja est le summum de l'art culinaire français; c'est mieux comme ça.
Aïda
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